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Vos réactions

 

Très bien d’amener votre business par le foot mais pour être cohérent je vous invite à faire la même analyse avec l’équipe d’ITALIE qui était l’autre finaliste 2006 et qui a eu le même sort que l’équipe de FRANCE. L’ITALIE avait un entraineur compétent talentueux et reconnu par ses pairs. D’ailleurs il a montré sa différence avec DOMENECH en faisant un discours public où il reconnaît s’être trompé en choisissant la méthode que vous prônez donc ne faut-il pas ne pas tirer de conclusion trop hâtive ?

Pour aller dans votre sens, était-il judicieux de la part d’ESCALETTE d’annoncer dès février que le remplaçant de DOMENECH serait connu dès mi-mai 2010 !!  Par rapport à la mise en place de leaders, DOMENECH avait 4 ans pour réaliser sa mission, reconstruire une équipe avec  une génération nouvelle en incorporant des leaders. Je ne peux pas croire une seconde que nous n’en ayons pas en France ?  Nos joueurs jouent pour la plupart dans les championnats étrangers prestigieux et sont reconnus dans ces championnats ? Doit-on penser que ce ne sont que des mercenaires ? Prenons RIBERY, le Bayern a construit son équipe pour jouer autour de RIBERY en le mettant dans de bonnes conditions physiques et psychiques. Pourquoi cela, ne sa passe pas en EQUIPE de France ?  Pourquoi ANELKA est-il adulé à CHELSEA (par son entraineur, la presse anglaise et les supporters) et que rien ne se passe en équipe de France ? Son contrat n’a-t-il pas été prolongé la semaine dernière !!!

Il est vrai que nous avions ZIDANE joueur génial et exceptionnel mais en 2002 ZIDANE blessé, la France a connu le même sort qu’aujourd’hui et ESCALETTE comme DOMENECH n’étaient pas là. L’entraineur de l’époque était un meneur d’hommes (Roger LEMERRE) et la plupart des joueurs vainqueurs de la coupe du monde 1998 et du championnat d’Europe 2000 étaient présents. Donc  attention à la conclusion trop hâtive encore une fois.

Mais comme vous je me suis intéressé de loin au balbutiement de l’équipe de France et cet aspect managérial.  Pour moi, pire que vous DOMENECH aurait dû être viré avec perte et fracas suite à l’élimination au 1er tour du championnat d’Europe en 2008. Une nouvelle équipe avec une autre stratégie de communication et jeu aurait dû être mise en place. Ce qui se passe aujourd’hui est totalement surréaliste. Les politiques vont se mêler de sport et de football où la FFF est une association loi 1901 donc par droit indépendante de l’état. Ont-ils que ça à faire dans cette époque de crise où par exemple le logiciel d’ERP CHORUS , logiciel le plus couteux jamais réalisé par un état ( plus de 2Milliard d’euros ) est un fiasco complet pénalisant nombre de sociétés par le non paiements de factures et de projets vitaux pour la nation qui sont ajournés ou supprimés. Mais peu de monde en parle !!! .

A l’heure actuelle seule  l’équipe de France est en cause soit 23 joueurs. Fort heureusement un très bon travail est fait par la fédération pour toute la partie amateur qui est fonctionnelle et opérationnelle et qui est le gros du football en effectifs. Mais il faut vite que les valeurs fondamentales redeviennent la base de l’équipe de France. Souhaitons à BLANC de remettre ses valeurs en route avec des leaders qui sauront faire passer son message sinon la France va venir au niveau des iles FEROE en foot.  Il semble qu’il ait un contrat qui lui stipule un objectif et que s’il n’est pas atteint c’est la porte mais est ce que DOMENECH en avait un similaire ???? Le licenciement de LEMERRE en 2002 a couté des sommes astronomiques car très mal rédigé. Mais c’et le passé qui ne peut plus être modifié donc il est plus intéressant de s’intéresser à l’avenir.

Pour revenir à votre synthèse de management je la partage dans ses grandes lignes mais dans un environnement professionnel de travail hors du sport : Que le leader est le centre, qu’il faut vite savoir le reconnaître et le gérer en ayant découvert ce qui le fait avancer.  C’est le rôle d’un bon manager.

Merci pour votre réponse

 

Bien cordialement

 

Pascal VUILLERMOZ


        Notre réponse:


       En réponse i je dirais que notre article ne prends en compte que la situation de l'équipe de France sur ce Mondial. Les problèmes de management qu'elle a connu ici sont unique. Cela  veut aussi dire que cette analyse ne s'applique pas forcément à toutes les équipes. La défaite de l'Italie est visiblement plus sportive. La France mieux managé n'aurait pas forcément gagné, mais au moins aurait-elle pu jouer plus proche de la somme du niveau de ces joueurs. Comme vous le rappelez ceux-ci sont appréciés par de grands clubs européens. Certains disent que ceux sont leur co-équipiers dans ces clubs qui les font briller. Je ne suis pas assez spécialiste pour en juger.


En 2002, en effet, Escalette et Domenech étaient absents et nous avions perdu malgré un entraineur de qualité. Cependant, deux leaders, les vrais leaders de France 98, avaient alors mis fin à leur carrière (Deschamps et Blanc). Zidane blessé, la confiance s'est également envolée chez les bleus. Un autre exemple illustrant très bien cela se trouve dans la dernière coupe du monde de rugby. L'Angleterre en poule, passe de justesse en jouant un Rugby très moyen. Wilkinson rentre en 8ème de finale et tous les joueurs Anglais se mettent à bien jouer. Le jour ou nous les avons rencontrés et après les avoir battu largement 2 mois plus tôt, ils n'avaient plus peur, nous si, la différence? Wilkinson était sur le terrain cette fois-ci.


Sur le reste nous sommes bien entendu d'accord et cette péripétie sportive n'est qu'une illustration, clownesque, mais également très sérieuse, car ces manque en management, nous les croisons régulièrement en entreprise et, vous avez raison, également en politique. 


Quant au futur, il semble, en effet que la remise au point à commencer par définir les vraies valeurs d'une équipe Nationale (le plaisir d'être présent pour le public, la joie d'être ensemble, le respect des adversaires et du travail à accomplir..) semble la priorité avant même de trouver un leader.


Vos réactions


Bonjour,

Votre article m'amène à faire plusieurs remarques:

- la dynamique de groupe vaut pour tout type de groupe, que celui ci soit sportif ou de travail, en cela, votre analogie est intéressante car elle visualise de manière pragmatique les interactions entre les différents acteurs du groupe, Mr Anzieu a déjà travaillé sur ce sujet mais il faut avoué que l'exemple que vous utilisez est sans doute plus parlant que celui des abeilles et des fourmis!

- l'aspect affectif n'apparaît cependant pas dans votre démonstration et il me semble qu'il est pourtant majeur dans l'étude de ce cas et, de manière plus général, dans toute analyse d'un groupe en action. Dans un collectif de travail, les interactions affectives entre chaque membre impactent toutes les relations, quelles soit fonctionnelles ou organisationnelles. Dans le cas de l'Équipe de France, le "manque d'amour" , le "désamour" entre les joueurs, avec les supporteurs, les journalistes, ...ont souvent été détaillés dans la presse. Et l'on sait, par expérimentation et par expériences, que la construction de liens affectifs au sein d'un collectif étaye notamment la motivation à agir (ensemble). Quand un manager est en défaut sur ce point, ou volontairement détruit ces liens (l'une des caractéristiques du harcèlement moral), les effets sur l'équipe qu'il encadre sont visibles à moyen et long terme, et rarement positifs sur le collectif.

- les rôles joués par les différents acteurs hors du groupe n'apparaissent pas non  plus : un collectif se différencie des "personnes extérieures " à ce groupe en ce qu'il a constitué de spécifiques à sa propre existence, et, dans le même temps, ses "différences" ne sont en visibilité que parce qu'il existe ce fameux "extérieur", qui le regarde (au mieux). L'expérience montre que le regard de cet "extérieur" influence aussi le collectif constitué. Aujourd'hui, nos technologies ouvrent tout collectif aux regards, aux écoutes et l'équipe de France, dévoilée dans son intimité ("le regard des les bleus", les propos d'Anelka dans les vestiaires, les "échanges verbaux" sur le stade d'entraînement, filmés et décryptés,..) a été, pour le coup, fortement contrainte par les "extérieurs". Leurs légitimités à intervenir n'est pas le propos mais, quoiqu'on en pense, leurs regards ont bien impacté le collectif sportif. Dans l'entreprise, l'extérieur pose son regard et ses critiques sur le collectif de travail, et l'on voit paraître moult chartes, process, édits, pour cadrer les membres du groupe dans leurs relations avec l'extérieur, tant éthiquement que fonctionnellement.

 

Des leçons sont elles à tirer de ces deux points?

 

Cordialement

 

Cécile Hémé 


    Notre réponse:

 

Tout d'abord, je vous remercie pour vos apports dans notre réflexions sur le management.

Effectivement, essentiellement pour des raisons de longueur d'article, l'affectif et le regard extérieur sont occultés. Je vous remercie donc d'y mettre bon ordre.

Sur ces deux points donc, quelques précisions sur nos croyances:

 

-L'affectif est effectivement une part importante dans la dynamique d'équipe. Cependant, comme vous le faites remarquer, il peut jouer à la fois "pour" et à la fois "contre". Dans l'exemple de l'équipe de France, le manque d'affectif s'est transformé en "colère". Nous l'avons bien vu au travers de cette "grève", l'affectif mène à l'irrationalité, à la fois dans les actions et dans la communication. C'est pour cela que cet aspect des relations intra-équipe doit être manié avec la même précaution que la dynamite. Une absence d'affectif mène donc au mieux à l'individualisme ou au communautarisme, au pire à la "colère" et sur le long terme la "haine". Cependant trop d'affectif personnel peut mener également au même point. Aussi, ce que nous préconisons est de créer de l'affectif autour de valeurs communes plus qu'autour de l'homme. Même si pour vous rejoindre, le manager doit arriver, non pas à se faire "aimer", mais à se faire respecter tout en donnant du "plaisir" à son équipe. Les valeurs sont donc le levier idéal pour cela. 

 

-Concernant le regard extérieur, nous sommes entièrement d'accord avec votre analyse. Celui-ci est important car il crée la confiance et la dynamique de groupe. "La confiance extérieure transcende la performance intérieure". Nous pourrions nous demander si, dans le cas qui nous occupe, le journal "l'équipe" n'a pas "instrumentalisé" cela en sortant l'affaire Anelka avant le troisième match décisif afin de déstabiliser définitivement (je devrais dire "achever") l'équipe de France. Ce journal n'avait pas caché sa "haine" du sélectionneur. Ce journal a-t-il voulu écarter l'écueil de 1998, alors qu'après avoir beaucoup critiqué Aymé Jacquet, l'équipe de France avait gagné la coupe du monde, décridibilisant du même coup le quotidien sportif ? La séquence politique actuelle est un autre exemple qui illustre très bien vos propos.  Mélétys au travers de ses études travaille activement sur ces sujets fondamentaux avec ses entreprises clientes.

 

Olivier Gajan



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